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Bilan des Bleus à l’Euro 2012 : les milieux de terrains

26 juin 2012 | Rédigé par | Rubrique(s) : EQUIPE DE FRANCE

Bilan des Bleus à l’Euro 2012 : les milieux de terrains

L’équipe de France a quitté l’Euro 2012 d’une bien triste manière. L’occasion de dresser un bilan des joueurs et du sélectionneur. Troisième volet de notre dossier avec les milieux de terrains.

Yohan Cabaye
C’est LA plus grosse satisfaction tricolore, si tant est qu’il y en ait eu. Le milieu de Newcastle a montré toutes ses qualités techniques, de placement, de lecture du jeu et de récupération. Par son jeu à la fois défensif et même offensif, l’ancien Lillois rappelle un peu Emmanuel Petit qui savait bien défendre et porter le danger. Cabaye aura été le moteur des Bleus. Nul doute qu’il faudra s’appuyer sur lui pour construire la nouvelle équipe de France.

Alou Diarra
Après sa saison chaotique avec l’Olympique de Marseille, on était tous sceptiques sur l’apport de l’ancien capitaine de Bleus. Alou Diarra a pourtant répondu présent et su faire taire une partie des critiques. Certes, tout n’a pas été parfait durant cet Euro, notamment ce marquage un peu trop large qui a amené le but anglais. Mais quand il a fallu mettre le bleu de chauffe, le grand Alou était là. L’ancien Bordelais a abattu un travail considérable à la récupération lors des deux premiers matches de poule. Sur le match contre la Suède, il a fait ce qu’il pouvait mais il a été lâché par la plupart de ses coéquipiers.
Ce fut surprenant de ne pas le voir jouer le match contre l’Espagne, soit disant pour des raisons tactiques. Le fait qu’il ait ouvertement critiqué Samir Nasri a pu le conduire sur le banc. Dommage car s’il y en a un qui a le respect du maillot, c’est bien Alou Diarra. A presque 31 ans, il peut encore apporter quelque chose aux Bleus. Pas forcément dans un rôle de titulaire mais comme un taulier de vestiaire. Et Dieu sait s’il en manque parmi les Bleus…

Yann M’vila
Triste Euro 2012, à l’image de sa triste saison avec Rennes. Yann M’vila était pourtant une très belle trouvaille de la première année de l’ère Laurent Blanc. Cependant, quand il a fallu être au rendez-vous, le Rennais a posé un lapin comme l’ont fait Méxès, Rami ou, dans une moindre mesure, Benzema. On a pu être attendri par ses larmes lors de sa blessure sur le premier match de préparation mais ces sentiments de compassion ont été balayés par son comportement. Lorsqu’il a été remplacé contre l’Espagne, M’vila n’a pas daigné serrer la main de son remplaçant, ni même saluer son entraineur.
On ne l’aurait pas cru mais force est de constater qu’il fait a priori parti de cette catégorie de joueurs individualistes, complètement déconnectés de la vie réelle avec pour seul allégeance l’argent Roi. Ce ne sont d’ailleurs pas les différentes frasques dans sa vie personnelle (sollicitation de prostituées, bagarres, etc.) qui peuvent témoigner du contraire. Il doit impérativement changer de comportement et revenir à son meilleur niveau s’il souhaite être sélectionné. En l’état actuel des choses, mieux vaut le laisser à la cave quelques mois.

Florent Malouda
Un joueur à l’état d’esprit irréprochable mais avec un jeu qui en déliquescence au fil des mois. A 32 ans, il s’agissait certainement de sa dernière compétition avec les Bleus. Ce joueur restera à jamais une énigme en équipe de France. Il aura participé à pas moins de quatre phases finales et obtenu quatre-vingt sélections avec les Tricolores et pourtant, l’opinion publique reste mitigée à son égard.
C’est certain, il n’a jamais été aussi étincelant que ses prédécesseurs comme Christophe Dugarry, Robert Pires ou encore Youri Djorkaeff. Il a cependant toujours fait le métier, avec ses capacités et sa détermination. Il ne lui manquera que la reconnaissance du public. Dommage somme toute pour ce joueur qui possède un cerveau et qui, contrairement à certains de ses coéquipiers, a la bonne idée de s’en servir.

Blaise Matuidi
Il n’a pas passé la moindre minute sur les terrains dans cet Euro 2012, en raison de sa blessure. Cela rappelle le cas Patrick Vieira de l’Euro 2008, sans la même exposition médiatique. Le Parisien, avant de penser à l’équipe de France, doit impérativement gagner une place de titulaire dans son club de stars. Sans cela, il lui sera difficile de postuler à une place dans l’entrejeu des Bleus.

Marvin Martin
Ses seuls instants passés pendant cet Euro se résument à deux entrées en jeu de cinq minutes chacune face à l’Angleterre et l’Ukraine. Difficile de dresser un bilan avec un temps de jeu aussi famélique. Le sochalien sortait par ailleurs d’une saison très compliquée avec son club. Pour qu’il puisse prétendre à place chez les Bleus, Martin doit découvrir et gérer au quotidien ce qu’est le haut niveau. Son transfert à Lille où il sera sous la houlette de Rudy Garcia pourrait lui permettre de franchir un cap. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

Samir Nasri
Ce jour est à l’image de ce qu’il y a de plus détestable dans la jeunesse française actuelle : une personne qui se croit tout permis, qui n’a le respect de rien, arrogante à souhait, pensant qu’elle n’a rien à prouver alors qu’elle n’a pourtant rien accompli. Samir Nasri illustre parfaitement ce topo. Le joueur a certes du talent mais rien de bien exceptionnel. Des joueurs comme lui, on peut en citer à foison puisqu’ils peuplent les bons clubs de tous les championnats. Bon clubs mais pas grands clubs.
Qu’a donc accompli Samir Nasri dans le football jusqu’à présent ? A-t-il marqué trois buts en finale de coupe du monde ? Ah non, il n’aurait pas pu puisqu’il n’a jamais été sélectionné pour un Mondial. A-t-il remporté deux ou trois Ligue des champions ? Ah non, il n’aurait pas pu puisqu’il n’a jamais dépassé le stade des quarts-de-finale avec tous ses clubs. A-t-il remporté un ou deux ballons d’or ? Ah non, il n’aurait pas pu puisque Lionel Messi, qui a le même âge que Nasri, truste cette récompense depuis trois ans. Et l’Argentin lui, qui possède au moins deux Nasri dans chaque doigt de pieds, qui n’est pourtant pas épargné par la presse de son pays, n’a jamais eu le moindre comportement déplacé. Serait-ce là la différence entre un grand joueur et un bon joueur ? Sans doute mais ce genre de raisonnement est manifestement un peu trop compliqué à comprendre pour un esprit aussi étroit que celui de Samir Nasri.
Alors Monsieur Nasri, bon vent à vous et un grand merci pour votre immense contribution à l’équipe de France, à ce pays, à ce maillot que vous semblez tant aimer. A présent, nous allons devoir nous débrouiller par nos propres moyens avec des joueurs qui sont infiniment moins talentueux que vous. Nous le savons, ce sera immensément plus difficile d’obtenir de meilleurs résultats sans vous. Mais nous y parviendrons !

Mathieu Valbuena
Il devait faire partie de la liste des recalés mais la blessure de Loïc Rémy a modifié les plans du sélectionneur. Laurent Blanc a donc conservé le Marseillais dans son groupe des 23 mais ne lui a pas accordé la moindre minute de jeu. Cruel pour un joueur, qui a tout de même terminé second meilleur passeur de Ligue 1 malgré la saison chaotique des Marseillais. De plus, Valbuena n’a jamais déçu sur le maillot tricolore, réalisant même de très bons matches comme ce fut le cas en amical face à l’Angleterre ou contre l’Allemagne. D’autre part, Blanc a toujours eu des mots pour vanter les qualités du milieu offensif, jamais pour le critiquer.
Valbuena, ce n’est pas le plus grand joueur du monde, c’est sûr, mais à l’instar d’un Florent Malouda ou d’un Alou Diarra, il mouille le maillot et fait le métier. On sent par ailleurs chez lui un profond amour pour le maillot bleu, sentiment assez rare dernièrement chez les Tricolores. On doit s’entourer de joueurs comme lui pour bâtir la nouvelle équipe de France : des joueurs qui, a priori, ne sont pas les meilleurs du monde mais qui mouillent le maillot avec un vrai attachement à celui-ci. Valbuena fait partie de ces joueurs.

En conclusion, Il faut garder Cabaye, Diarra et Valbuena : des joueurs à l’état d’esprit irréprochable. Pour ce qui est de Matuidi et Martin, ils doivent s’aguerrir au haut niveau qu’ils vont découvrir cette année en Ligue des champions avec leur club respectif. Quant à Yann M’vila, attendons de voir quel comportement le rennais va adopter avant un éventuel retour chez les Bleus. Enfin, pour Nasri, nous n’évoquerons même pas son cas puisqu’il est si fort que ça ferait tâche sur son CV d’être encore sélectionné chez les Bleus.

Dans le quatrième volet de notre bilan, nous aborderons les attaquants.

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5 commentaires
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  1. Mais tout de même… Ils sont reparti de l’Euro avec la tête haute sur l’absence de tapage médiatique, qui ne s’est pas répété du 2010.

  2. Nasri il est fortement critiqué sur cette page, mais c’est bien lui qui a mi le but face à l’Angleterre. Si sa pas été le cas, la France aurait pas été en quart avec 3 points aulieu de 4 points. Juste domage de son caractère comme il est si bien cité.

    Il faut arrêter que la France vise seulement 1 ou 2 jocker… Zidane, Zidane oui ok, mais faut faire comme les allemands ou les espagnoles ou les italiens ou encore d’autres qui aurait au moins 8 jocker de bon buteurs. Et puis la défense, c’était une castrophe, ils auraient toute manière pas passé face à l’Allemagne ou face au Portugal ou l’Italie. Pas en ayant une équipe bien médiocre avec seulement 1 ou 2 joueurs qui sont des jocker.

    Et question technique faudrait se remettre à la page, car apparament ils ne se connaissent pas et les excercices entres eux en dirait qu’ils ont été absent… Tous en buteur duel, mais sa passe pas avec toutes les équipes et donc quand faut passer en mode passe passe pour mettre un but, sont déplumé les tricolores…

    En même temps y a eu pas mal de changement, mais faut encore pas mal de travail en espérant faire mieux en coupe du monde.
    Et ceci se répètra en années en années, comme les précédentes. Une équipe nouvelle doit construire et bâtire et refaire la boucle une fois que les joueurs partent à la retraite etc…

    En 2006, perdu en finale par les tires au buts face à l’Italie qui ont toujours un bole de cocu. Juste à cette année là qui m’est resté encore à travers la gorge de la défette par manque de chance aux tires au buts, finir la finale de cette manière. Alors, que la France dominait.

  3. L’équipe de France souffre d’un manque de joueurs qui mouillent le maillot, qui se défoncent comme pourrait le faire une équipe amateur en coupe de France. Dans cet Euro L’équipe n’a pas jouée, on peut perdre cela n’a pas d’importance si les joueurs se battent ce qui n’a vraiment pas été le cas, lors du premier but de l’Espagne de la tête de Alonso, il passe en courant devant 2 joueurs Français (dont Clichy) au milieu du terrain qui marche tranquillement en regardant l’action sur le’ côté droit des buts Français, personne ne le prend en chasse alors qu’il fonce sur les cages d’Hugo lloris, et reprend de la tête seul face au gardien la passe de Jordi Alba.
    Dans ce match seul Ribery et Malouda ont bossé avec lloris, les autres pensaient peut-être aux vacances avec leurs compagnes arrivées la veille.

  4. Ce joueur ne se reconnai pas en équipe de France au même titre que beaucoup de jeunes ne se reconnaissent pas dans cette France
    Problème identitaire qui commence a bouleverser ce pays.

  5. L’équipe de France était finie à l’arrét de zidane,pour la reconstruire à nouveau,il faut d’abord chercher,trouver et former un autre zidane;mais,hélas,c’est difficile,il faut comme méme essayer. Bonne chance au responsable de foot français.